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Actualités scientifiques

Identification d’un gène majeur impliqué dans le syndrome Koolen-de-Vries

Régions du cerveau altérées dans les modèles souris du syndrome de Koolen de Vries.

Mouse models of 17q21.31 microdeletion and microduplication syndromes highlight the importance of Kansl1 for cognition.

Arbogast T(1)(2)(3)(4), Iacono G(5), Chevalier C(1)(2)(3)(4), Afinowi NO(6), Houbaert X(7), van Eede MC(8), Laliberte C(8), Birling MC(9), Linda K(10), Meziane H(9), Selloum M(9), Sorg T(9), Nadif Kasri N(10), Koolen DA(10), Stunnenberg HG(5), Henkelman RM(8), Kopanitsa M(6), Humeau Y(7), De Vries BBA(10), Herault Y(1)(2)(3)(4)(9).

PLoS Genet 13 juillet 2017


13 juillet 2017

Le Syndrome Koolen-de-Vries correspond à une délétion du fragment chromosomique 17q21.31 et se manifeste par un retard mental, un comportement amical et des anomalies morphologiques. Découverte en 2008, cette maladie rare reste encore peu caractérisée au niveau génétique et moléculaire. En étudiant les signes cliniques et biologiques de la maladie chez la souris, l’équipe de Yann Hérault à l’IGBMC, en collaboration avec Bert De Vries et David Koolen à l’Institut du Cerveau, de la cognition et du comportement aux Pays-Bas, ont démontré l’implication majeure du gène Kansl1, codant pour un facteur de remodelage de la chromatine, présent dans la région. Ces travaux ont été publiés le 13 juillet 2017 dans la revue Plos Genetics.


Les patients atteints de cette maladie rare génétique présentent un dimorphisme facial caractéristique ainsi que des signes cliniques incluant un retard mental, une attitude amicale, une faiblesse musculaire et différentes malformations du cerveau. Elle est causée par la perte d’une région chromosomique appelée 17q21.31. La délétion de cette région dynamique du génome affecte plusieurs gènes dont le gène Kansl1.

 

Pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à ce syndrome, l’équipe de Yann Hérault a comparé les dérèglements physiopathologiques chez trois modèles de souris suite à la délétion de la région chromosomique 17q23.31, à sa duplication, ainsi qu’à la mutation du gène Kansl1. Dans le cas de la délétion, et à moindre mesure dans celui de la duplication, de la région 17q23.31, les chercheurs ont observé des symptômes variés comprenant un dimorphisme facial, un cerveau peu développé, des capacités cognitives et motrices réduites et une interaction sociale perturbée. Par contre chez la souris porteuse du gène Kansl1 muté, les scientifiques ont relevé les mêmes symptômes, exception faite de l’aspect comportemental.

 

Ces résultats démontrent ainsi l’implication du gène Kansl1 dans les manifestations cliniques du Syndrome Kool-de-Vries chez la souris et permettent une meilleure compréhension des processus biologiques affectés par ces mutations.

 

Si Kansl1 apparaît comme un gène majeur associé à ce syndrome, la différence de comportement entre d’une part les modèles de souris affectés par la délétion ou la duplication de la région chromosomique 17q21.31 et d’autre part les souris porteuses du gène Kansl1 muté suggère l’implication d’autres gènes affectés par la délétion de la région chromosomique 17q23.31 dans cette maladie.

 

Cette étude a été financée grâce aux fonds de la communauté Européenne au travers du programme GENCODYS (FP6) coordonné par Hans van Bokhoven.

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