4 départements de recherche
750 employés
45 nationalités
55 équipes de recherche
16 lauréats ERC
260 publications par an
24000 m² de laboratoires

Soutenez-nous via

Fondation universite de Strasbourg

Service Communication

Tél. +33(0) 3 88 65 35 47

Accès direct

Science & société

Les chiffres 2014

11 bourses ERC
16 prix et distinctions
3 rendez-vous grand public
23 actualités scientifiques majeures

Actualités scientifiques

Une nouvelle étape dans la compréhension de la formation des valves cardiaques

28 novembre 2017

L’équipe de Julien Vermot s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués lors de la formation des valves cardiaques, structures essentielles au bon fonctionnement du cœur et de la circulation sanguine. En étudiant le comportement des cellules qui tapissent la face interne du cœur, appelée endocarde, lors du développement précoce de la valve, les chercheurs ont montré que le comportement de ces cellules est unique et diffère radicalement des cellules endothéliales qui tapissent la face interne des vaisseaux sanguins. En effet, si la migration des cellules de l’endothélium est orientée par le flux sanguin, les cellules de l’endocarde, elles, semblent se réorganiser indépendamment de la direction du flux. Les chercheurs espèrent que ces résultats, publiés dans la revue Development le 28 novembre 2017, contribueront à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies de la valve cardiaque.


Peu de temps après le premier battement de cœur, un flux sanguin s’établit dans le système cardiovasculaire. Il a depuis longtemps été observé in vitro que les cellules endothéliales migrent habituellement dans la direction opposée à ce flux. De plus, les forces exercées par le sang sur les cellules du cœur et plus particulièrement sur les parois de l’endocarde, la couche la plus interne des cellules du cœur, entraînent également des mouvements de cellules très coordonnés.

 

Dans cette étude, l’équipe de Julien Vermot a observé les mouvements des cellules de l’endocarde lors des tous premiers stades de développement d’un embryon de poisson zèbre afin de déterminer si leur comportement dépendait lui aussi du flux sanguin.

 

Grâce à des techniques d’imagerie in vivo à haute résolution réalisées au centre d’imagerie de l’IGBMC et à des modélisations du flux sanguin cardiaque effectuées par Francesco Boselli, expert dans la mécanique des fluides dans le laboratoire, en collaboration avec l’Université d’Urbana-Champaign (USA), les chercheurs ont montré qu’une partie significative des cellules de l’endocarde convergent vers la région où se formeront les valves. Les analyses du modèle mathématique révèlent que les mouvements de convergence sont corrélés avec deux gradients opposés générés par les mouvements périodiques des fluides et s’effectuent indépendamment de la direction du flux. Cette observation contraste avec le rôle jusque-là attribué au flux sanguin dans le comportement des cellules endothéliales lors du développement des vaisseaux sanguins.

 

Ces résultats soulignent non seulement la singularité des cellules de l’endocarde par rapport aux cellules endothéliales mais aussi l’importance de considérer l’ensemble des forces mécaniques générées lors de l’activité cardiaque embryonnaire. Ces travaux apportent ainsi un nouvel éclairage sur la compréhension de la formation des valves à l’échelle cellulaire dans l’embryon.

 

Cette étude a été financée par l’ANR et par l’ERC.

Imprimer Envoyer

Université de Strasbourg
INSERM
CNRS

IGBMC - CNRS UMR 7104 - Inserm U 964
1 rue Laurent Fries / BP 10142 / 67404 Illkirch CEDEX / France Tél +33 (0)3 88 65 32 00 / Fax +33 (0)3 88 65 32 01 / directeur.igbmc@igbmc.fr