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Étoiles de l’Europe 2017 : le projet A-ParaDDisE mit à l’honneur pour ses avancées thérapeutiques contre quatre maladies parasitaires

De gauche à droite : Martin Marek, Christophe Romier, Tajith Shaik, Sylvie Duclaud, Elizabeth Ramos-Morales

5 décembre 2017

Les Trophées de l’Europe

Le projet européen A-ParaDDisE (Anti-Parasitic Drug Discovery in Epigenetics), qui a pour objectif le développement de nouveaux traitements contre quatre maladies parasitaires, est lauréat du Trophée des Etoiles de l’Europe 2017.  Ce projet a été fortement porté par les équipes françaises dirigées par Gerald Spaëth, à l’Institut Pasteur à Paris, par Christophe Romier, à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (Unité mixte Inserm / CNRS / Université de Strasbourg), et par Jamal Khalife et Raymond Pierce, au Centre d’Infection et d’Immunité de Lille (Institut Pasteur de Lille/Inserm/CNRS/Université de Lille). La cinquième édition de cette remise des prix s'est déroulée le 4 décembre 2017 au Musée du quai Branly - Jacques Chirac dans le cadre du quatrième Forum Horizon 2020, sous le haut patronage de la Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Madame Frédérique Vidal et du directeur général de la recherche et de l’innovation, Monsieur Alain Beretz. Le trophée Etoiles de l’Europe a pour mission de valoriser les équipes françaises qui ont choisi l’Europe pour développer leurs recherches et pour s’ouvrir à l’innovation.

En savoir plus

Le projet A-ParaDDisE – Des traitements innovants contre quatre maladies parasitaires

De 2014 à 2017, le projet A-ParaDDisE, qui rassemblait en tout 17 partenaires* basés dans cinq pays européens, au Brésil et en Australie, a eu pour objectif d’aider à développer de traitements innovants contre quatre maladies parasitaires : la schistosomiase, la leishmaniose, la maladie de Chagas et le paludisme.

 

Des maladies « négligées » - Des maladies considérées comme négligées car l’effort et l’investissement consentis pour développer de nouvelles méthodes de traitement et de contrôle sont sans commune mesure avec l’impact social et économique désastreux qu’elles ont sur les populations concernées. Ces maladies, dont la plus connue est certainement le paludisme, touchent les populations des pays en voie de développement, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et dans l’Est de l’Asie, dans les zones tropicales et subtropicales. Environ un milliard de personnes y sont régulièrement exposées et près d’un million de personnes en meurent chaque année. Si le paludisme reçoit de plus en plus l'attention des autorités sanitaires et des chercheurs qui s’attachent à développer des stratégies thérapeutiques adaptées aux populations infectées, il n'en n'est pas de même pour les autres maladies négligées, pour lesquelles il n'existe pas de traitement efficace sur le long terme, évitant l'apparition de nouvelles souches résistantes. C'est notamment le cas de la schistomiase, provoquée par des vers parasites du genre Schistosoma. Cette maladie est responsable de la mort de plus de 300 000 personnes par an. On compte 200 millions d'individus atteints de la schistosomiase dans le monde et 800 millions de sujets présentant un risque d'infection. Par conséquent, le consortium A-PARADDISE, coordonné par l’Inserm et piloté par Raymond Pierce, s’est concentré sur la recherche de nouveaux médicaments contre ces parasitoses.

 

Des enzymes des parasites pour cibles - Le projet A-PARADDISE s’est appuyé sur la méthodologie approuvée dans un précédent projet d’envergure similaire, SEtTReND (Schistosome Epigenetics : Targets, Regulation, New Drugs), pour développer des médicaments contre la schistomiase. Ce travail avait fourni la preuve de concept de l’action de molécules inhibitrices d’enzymes sur le parasite de la schistomiase et avait permis la constitution d’une banque de composés candidats pouvant être testés contre d’autres parasites humains.  Les chercheurs ont ensuite exploité et étendu ce principe de base en créant une plate-forme unique de tests de médicaments antiparasitaires, afin de les intégrer vers un développement clinique. L’objectif final du projet A-PARADDISE a été de fournir un certain nombre de traitements candidats pour lutter contre ces quatre parasites et de rendre possible de prochains essais cliniques. Plusieurs candidats prometteurs ont déjà été identifiés, validant ainsi la stratégie choisie. 

 

Vers un candidat médicament pour lutter contre la maladie de Chagas - C’est dans ce cadre que les équipes de A-ParaDDisE étudié de nombreuses enzymes de ces parasites, notamment une enzyme indispensable à la survie du trypanosome, parasite responsable de la maladie de Chagas. Ce parasite, transmis par une punaise, touche près de 6 millions d’individus, principalement en Amérique du Sud et au Sud des Etats-Unis et fait près de 50 000 morts par an. Si le traitement peut guérir de la maladie de Chagas lorsqu’il est administré peu de temps  après l’infection, il n’est pas efficace contre la forme chronique de la parasitose. En collaboration avec la European Lead Factory, une plateforme européenne qui a pour but l’accélération de la découverte de médicaments, les  équipes de Ray Pierce et de Christophe Romier espèrent mettre à jour des inhibiteurs spécifiques de cette enzyme pour développer de nouveaux candidats-médicaments contre le trypanosome.

 

* A-PARADDISE: Anti-Parasitic Drug Discovery in Epigenetics
Le projet A-PARADDISE a débuté le 1er février 2014 et a été soutenu par l’Union européenne pendant trois ans. Il est coordonné par l’Inserm et implique 17 partenaires, basés dans cinq pays européens, au Brésil et en Australie :
- Centre d’Infection et d’Immunité de Lille (Institut Pasteur de Lille/Inserm/CNRS/Université de Lille)

- Centre Européen de Recherche en Biologie et Médecine (CERBM*), France
- Martin Luther Universität Halle- Wittenberg (MLU), Allemagne
- Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ), Brésil
- Universidade de Sao Paulo (USP), Brésil
- Albert Ludwigs Universität Freiburg (ALU-FR), Allemagne
- Fundação Oswaldo Cruz, Centro de Pesquisas René Rachou (Fiocruz), Brésil
- Fundação Oswaldo Cruz, Instituto Carlos Chagas (Fiocruz), Brésil
- Inserm Transfert SA (IT), France
- KANCERA AB (KAN), Suède
- Adlego Biomedical AB (Adlego), Suède
- Griffith University (GU), Australie
- University of Queensland (UQ), Australie
- Università degli Studi di Roma La Sapienza (UNIROMA1), Italie
- University of East Anglia (UEA), Grande Bretagne
- Fundação Arthur Bernardes - Universidade Federal de Viçosa (UFV), Brésil
- Institut Pasteur Paris (IPP), France
* Le CERBM est l’entité européenne de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, Inserm/CNRS/Université de Strasbourg)

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