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Rétines artificielles : vers une vision améliorée de patients atteints d’une maladie génétique rare de l’œil

Film de nanotubes de dioxyde de titane

6 novembre 2018

Si les prothèses rétiniennes développées depuis une dizaine d’années permettent à certaines personnes aveugles de percevoir à nouveau des signaux lumineux, leur coût est élevé et l’image qu’elles restituent insuffisamment précise pour reconnaitre un visage. Dans cette étude, des chercheurs de l’IGBMC (CNRS/Inserm/ Université de Strasbourg), de l’Institut de Chimie et Procédés pour l’Energie l’Environnement et la Santé (CNRS/Université de Strasbourg) et de l’Institut de la Vision (CNRS/Inserm/ Sorbonne Université) à Paris ont utilisé des films de nanotubes de dioxyde de titane, un matériau peu couteux, qui permettrait un réglage fin de la stimulation du réseau de neurones de la rétine. Des résultats publiés en ligne le 18 octobre 2018 dans la revue Advanced Functional Materials.

 

La rétine est un réseau de neurones, dont certains, appelés photorécepteurs, sont sensibles à la lumière. Les photorécepteurs captent la lumière et la transforme en signaux électriques. Après traitement par le reste du réseau de neurones rétiniens, les informations visuelles sont acheminées jusqu’au cerveau. La mort des photorécepteurs conduit à la cécité, même si le reste du réseau n’est pas affecté.

 

Cette étude a été financée par le Conseil régional d’Alsace, Oseo, l’ANR et la Fondation Cino et Simone Del Duca.

Avec trois modèles en usage commercial et d’autres en phase d’essais cliniques, les rétines artificielles sont à l’heure actuelle l’approche la plus concrète pour redonner une perception visuelle aux patients devenus aveugles, notamment ceux atteints d’une maladie génétique rare, la rétinite pigmentaire. Cependant, les systèmes actuels sont coûteux à produire et nécessitent des chirurgies délicates, pour une acuité visuelle restaurée restant inférieure au seuil légal de cécité.

 

Dans cette étude, les chercheurs ont mis des rétines de souris en contact avec des films de nanotubes de dioxyde de titane, un matériau bien toléré par l’organisme et permettant une stimulation efficace des neurones. Ainsi, des spots lumineux, courts et de petite taille, permettent d’activer jusqu'à une fréquence vidéo (25 Hz) le réseau rétinien, même en absence de photorécepteurs, lorsque ceux-ci ont dégénéré.

 

Compte tenu de leur faible coût et de la simplicité de leur production, les nanotubes de dioxyde de titane constituent une alternative prometteuse aux rétines artificielles produites jusqu’alors et pourraient permettre l’amélioration de l’acuité visuelle de patients devenus aveugles, notamment de ceux atteints de rétinite pigmentaire.

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