Félicitations à Jacqueline JI pour l'acceptation de sa thèse !
Son travail dirigé par Jocelyn LAPORTE et Valérie BIANCALANA
est intitulé : “Comparative analysis of viral and development of non-viral muscle targeted gene delivery systems with application to BIN1-related Centronuclear Myopathy".

Résumé de ses travaux de recherche :
Les myopathies centronucléaires (CNM) sont des maladies musculaires génétiques rares affectant la structure et la fonction du muscle squelettique. Cette thèse visait à développer des systèmes de délivrance génique spécifiquement ciblés vers le muscle squelettique par des approches virales ou non virales, avec un focus particulier sur la CNM liée à BIN1 (CNM-BIN1). L’analyse comparative d’AAV myotropiques dérivées de l’AAV9 a identifié MyoAAV4A comme le vecteur le plus performant pour la transduction du muscle et du cœur, tout en dé-ciblant le foie. En parallèle, des nanoparticules lipidiques fonctionnalisées avec le peptide MyomP1 (MyomP1-LNPs) ont été développées afin d’obtenir un ciblage musculaire actif et une réduction de la captation hépatique, offrant ainsi une alternative non virale prometteuse. L’utilisation du vecteur optimisé MyoAAV4A pour la thérapie de remplacement du gène BIN1 a permis de restaurer la structure et la fonction musculaires chez des souris CNM-BIN1, même après l’apparition de la maladie, en corrigeant les caractéristiques clés de la CNM telles que la faiblesse et l’atrophie musculaires, grâce à la restauration du réseau des tubules T et des protéines impliquées dans le couplage excitation-contraction. Dans l’ensemble, ce travail propose des plateformes virales et non virales efficaces pour la thérapie génique ciblée du muscle et ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les CNM liées à BIN1 et, plus largement, pour d’autres maladies musculaires génétiques.
Compétences acquises à l'IGBMC :
La thèse a été une expérience extrêmement formatrice, tant sur le plan professionnel que personnel.
Sur le plan professionnel, elle m’a appris à structurer et communiquer ma recherche de manière claire, ainsi qu’à concevoir, gérer et mener des projets de façon autonome. Sur le plan personnel, le doctorat a profondément mis à l’épreuve mon impatience et m’a appris à mieux gérer les frustrations inhérentes aux résultats négatifs, qui font partie intégrante de la démarche scientifique.
Enfin, avant d’entamer ma thèse, mon parcours de pharmacienne m’avait amenée à percevoir la médecine translationnelle de manière très binaire, entre succès et échec. Cette expérience de recherche m’a permis de nuancer cette vision et de développer une approche plus critique et équilibrée, notamment dans l’évaluation de la balance bénéfice-risque.
Vie à l'IGBMC :
Le nombre de plateforme élevé qui accélère définitivement le projet de recherche. Une animalerie à disposition qui falicite les projets in vivo. Le nombre élevé de scientifiques compétents qui donnent de bon conseils. Les nombreux séminaires organisés sur différents thématiques scientifiques.
Collaborations :
Nicolas ANTON, CRBS: Synthèse de nanoparticules lipidiques.
Son financement et ses partenaires :
AFM-Telethon
Projets futurs :
Dans 2-5 ans: Obtenir le grade de chargée de recherche.