Félicitations à Victorine ARTOT pour l’obtention de son doctorat !
Son travail dirigé par: Yann HERAULT et Véronique BRAULT
est intitulé : “Effets dose-dépendants de DYRK1A sur le développement des interneurones corticaux : mécanismes et implications de sa dérégulation dans la trisomie 21 et le syndrome DYRK1A”

- Résumé de ses travaux de recherche :
Ma thèse porte sur l’impact d’un dérèglement du dosage du gène DYRK1A sur le développement des interneurones corticaux dans deux contextes pathologiques : la trisomie 21 et le syndrome DYRK1A. À l’aide de modèles murins, d’analyses en immunohistochimie et d’imagerie en temps réel, nous avons montré que DYRK1A joue un rôle essentiel dans le développement du système GABAergique cortical. Nos résultats démontrent que la prolifération, la différenciation et la migration tangentielle des interneurones dépendent du dosage et de l’activité kinase de DYRK1A. Nous avons également mis en évidence son implication dans le remodelage du cytosquelette actomyosine lors de la migration neuronale. Ces travaux soulignent l’importance d’un dosage précis de DYRK1A pour assurer le développement normal des interneurones corticaux.
- Compétences acquises à l'IGBMC :
Au début de ma thèse, je voyais la recherche comme une façon de trouver des réponses à des questions scientifiques. Avec le temps, j'ai réalisé que l'essentiel était peut-être ailleurs : apprendre à poser les bonnes questions et à construire une démarche rigoureuse pour essayer d'y répondre. Travailler en neurosciences m'a aussi beaucoup appris sur la patience et l'humilité. Plus j'avançais dans mes travaux, plus je prenais conscience de l'extraordinaire complexité du cerveau et de tout ce qu'il reste encore à comprendre. Chaque résultat apportait un élément de réponse, mais soulevait souvent de nouvelles interrogations. Au final, ce que je retiens surtout de ces années, c'est que la recherche n'est pas seulement une accumulation de connaissances. C'est une façon d'aborder l'inconnu avec curiosité, rigueur et ouverture d'esprit. Et si je devais résumer cette expérience en une phrase, je dirais qu'en science, chaque réponse est souvent le point de départ d'une nouvelle question.
- Vie à l'IGBMC :
J’ai particulièrement apprécié la richesse de l’environnement scientifique au sein de l'IGBMC, avec des échanges multidisciplinaires très stimulants. J’ai aussi beaucoup apprécié la qualité des plateformes et des équipements, qui nous permettent de mener des projets dans d’excellentes conditions. Enfin, je retiens surtout l’esprit de collaboration et d’entraide au sein de l’institut, ainsi que la qualité des interactions humaines, qui ont rendu ces années très enrichissantes.
- Son financement et ses partenaires :
ERANET Neuron, Fondation Jérôme Lejeune et IMCBio